Quand l'IA générative a commencé à se démocratiser, ça a d'abord ressemblé à un bruit de fond. Puis le bruit est devenu assourdissant. Les fils LinkedIn se sont remplis de posts catastrophistes, les chaînes YouTube titraient sur la fin du web design, sur les agences qui allaient fermer, sur les freelances qui allaient disparaître.
J'étais en train de construire une activité autour de la création de sites. La question de me réorienter s'est posée, je ne vais pas prétendre le contraire. Pendant un moment, je n'étais pas sûre que ce que je construisais avait encore un sens. Ce qui m'en a sortie, c'est d'avoir décidé de tester plutôt que de croire les titres. Je me suis renseignée sur Claude Code, je l'ai installé pour comprendre ce qu'il avait dans le ventre, voir de quoi il était capable. Et je suis, un peu malgré moi, « tombée dans la marmite ». J'ai assez vite compris que les discours alarmistes grossissaient le trait. Claude peut en effet créer de très beaux sites, des landing pages propres et bien construites. J'en ai moi-même fait l'expérience en créant une landing page from scratch, et le résultat était solide.
Mais on se rend très vite compte que lorsqu'on rentre dans un travail plus complexe, un site avec un vrai CMS, une architecture SEO travaillée, un système de contenu qui doit tenir dans la durée, les limites apparaissent. Les premières versions produites sans direction précise tombent dans ce qu'on appelle l'"AI slop" : techniquement propre, mais très générique, sans cohérence de marque, sans intention visible.
Ce que j'ai compris à ce stade, c'est qu'utiliser Claude Code comme un générateur automatique de sites est une très mauvaise façon de l'aborder. Bien managé, avec un brief précis, il génère une première version correcte. Cette version doit ensuite passer dans un outil d'édition visuel comme Webflow pour être retravaillée composant par composant, jusqu'à effacer l'effet générique et obtenir quelque chose de propre, cohérent et professionnel. Il élimine la page blanche, accélère les phases d'exploration, et libère de l'espace pour se concentrer sur ce qui demande un vrai jugement : les choix de design, la cohérence du message, la qualité finale. J'ai donc intégré Claude Code dans mon workflow pour ces raisons.
When generative AI started going mainstream, it first felt like background noise. Then the noise became overwhelming. LinkedIn feeds filled with catastrophist posts, YouTube channels ran headlines about the end of web design, agencies closing, freelancers disappearing.
I was in the middle of building an activity around website creation. The question of changing direction came up, and I'm not going to pretend it didn't. For a while, I wasn't sure what I was building still made sense. What pulled me out of that was deciding to test things rather than believe the headlines. I looked into Claude Code, installed it to understand what it had under the hood, see what it was capable of. And I fell in, almost despite myself. I fairly quickly understood that the alarmist narratives were exaggerating. Claude can in fact create genuinely beautiful sites, clean and well-structured landing pages. I experienced it myself by building one from scratch, and the result was solid.
But you realise very quickly that when you get into something more complex, a site with a real CMS, a structured SEO architecture, a content system that needs to hold up over time, the limits show up. The first versions produced without precise direction fall into what's called "AI slop": technically clean, but very generic, without brand coherence, without visible intention.
What I understood at that point is that using Claude Code as an automatic site generator is entirely the wrong approach. Used properly, with a precise brief, it generates a first working version. That version then needs to go through a visual editing tool like Webflow, reworked component by component, until the generic effect is gone and what's left is clean, coherent, and professional. It eliminates the blank page, accelerates the exploration phase, and frees up space to focus on what requires real judgment: design choices, message coherence, final quality. I've therefore integrated Claude Code into my workflow for these reasons.
Juin 2026June 2026